Aujourd’hui, ou plutôt jeudi dernier, le printemps est revenu. Faites-moi confiance : je sens ces choses-là à des milles. D’ailleurs, je suis capable de décréter que l’automne arrive par une journée de canicule, parce que je l’ai senti. Et je ne suis jamais détrompée : l’automne, ou ici le printemps, finit TOUJOURS par arriver. Alors ?
C’est un truc dans l’air, une atmosphère, ou plutôt une promesse. Le soleil qui recommence à chauffer doucement, quelque chose de joyeux qui passe, des idées d’apéros en terrasse et de salades fraîches à l’ombre du parasol qui recommencent à faire irruption dans votre esprit, alors que vous aviez oublié jusqu’à la saveur des tomates. Et aussi, l’envie de jardiner. Si je me mets à avoir envie de faire des semis, d’aller sur la terrasse pour couper les branches mortes et ranger l’appentis, c’est que le printemps arrive. Et c’est ce qui est arrivé jeudi dernier, et à nouveau aujourd’hui. Faites-moi confiance.
En même temps que le printemps arrivait, je quittais à regret un travail où j’étais bien. C’est comme ça, j’ai déjà eu de la chance de trouver ce remplacement. Il m’a fait beaucoup avancer. Mais maintenant, je me retrouve dans une situation que je connais bien pour l’avoir déjà longuement vécue : le presque-pas-de-travail, avec juste une journée par semaine.
Et comme j’ai récemment changé ma façon de m’alimenter, d’abord pour maigrir et ensuite parce que je me suis aperçue que ça me faisait aller mieux, je découvre en ce moment un nouveau monde jusqu’ici inexploré par moi : celui de la bouffe vegan.
(Vegan = végétalien. Enfin pas tout à fait, mais j’utilise ce mot comme raccourci. Ça veut dire qu’on ne mange ni produits animaux — viande, poisson — ni sous-produits animaux — lait, œufs…)
Je n’ai pas spécialement l’intention de devenir végétalienne, mais comme je mange moins de viande, plus de légumes et plus de fruits, et que j’ai envie de découvrir de nouvelles saveurs, ce genre d’approche me convient bien : pour ne pas utiliser de produits animaux, les végétaliens utilisent des aliments dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’ici, et dont certains sont vraiment attirants. Il y a aussi pas mal de graines et de fruits secs dans cette cuisine, et ce n’est pas quelque chose que j’ai vraiment l’habitude d’utiliser. Donc en ce moment, je passe ma vie sur des blogs de cuisine vegan pour essayer de trouver des recettes, et j’en essaie quelques-unes.
Donc, résumons : le printemps arrive/je mange autrement/je suis au chômage donc je cherche des recettes et je cuisine. Reliez tout ça et BAM : recette.
Je l’ai testée ce midi, et c’est HYPER BON. Elle vient du blog Absofruitly ! et elle est simplissime. J’ai un poil changé les ingrédients pour faire avec ce que j’avais, mais en même temps c’est un peu le principe de ce genre de recette.
Bon, vous me direz, une recette de compote ça a des chances d’être vegan. Mais en même temps, je sais pas vous, mais moi j’aurais jamais eu l’idée de faire ça. Donc le sites vegan, c’est bien aussi pour avoir des idées.
Compote crue pomme-mangue et fruits secs
Dessert pour une personne (vous pouvez évidemment la manger au petit-déjeuner, mais dans ce cas je vous conseille de doubler la dose de fruits)
Mixer une demi-mangue, une pomme coupée en morceaux, un petit morceau de gingembre et de la vanille (sous la forme que vous voulez).
Verser dans un bol et poser dessus : deux figues sèches coupées en quarts, une poignée d’amandes effilées que vous aurez grillées au four, quelques mulberries (mûres blanches séchées qu’on trouve en magasin bio).
C’est tout.
(À partir de là, vous faites ce que vous voulez : remplacer un fruit par un autre, mettre des amandes entières — passez-les au four quand même, c’est mille fois meilleur — ou des noix — idem —, remplacer les mulberries par des canneberges ou rien du tout… Mais surtout, n’oubliez pas le gingembre et la vanille !)
Si vous êtes sages, demain, je posterai ma recette de tarte vegan au potimarron (recette qui n’est pas de moi, mais j’ai un peu adapté la composition de la pâte et c’est une RÉVÉLATION).