C’est une catastrophe.

Bon, mon blog n’a jamais eu beaucoup de visiteurs, hein. C’est un peu comme ces films d’art et d’essai qui obtiennent des critiques élogieuses mais que personne ne va voir : ce blog est incompris. Je m’étais faite à l’idée, sachant que quelques lecteurs sympathiques laissaient toujours des commentaires, ça me suffisait, je demande pas beaucoup, je suis pas exigeante.

Hier, je m’ennuyais, je suis allée regarder mes statistiques — chose que je ne fais jamais, je me rendais pas compte de l’étendue des dégâts.

Et là, j’ai pleuré. Vraiment. Non, mais je plaisante pas, là. C’est du sérieux, l’heure est grave.

Personne ne m’aime.

Voilà, j’ai lâché le mot, je sais ça se fait pas, on ne dit pas ce genre de chose, il faut toujours garder la tête haute, faire comme si on était lu par des millions de personnes alors qu’on a deux visiteurs par jour, s’adresser à ses lecteurs alors qu’on sait pertinemment qu’on n’en a pas, faire face comme le type qui se pointe sur scène et qui est obligé d’assurer son spectacle alors qu’il y a deux vieilles endormies au troisième rang — elles se sont plantées de salle, elles sont arrivées là par hasard.

Mais là je peux plus. Tant pis, je m’humilie, je l’avoue, je suis prête à toutes les bassesses.


Bientôt, je montre mes seins.