Comme je ne peux plus me connecter sur Facebook (les admins de la fac ont dû bloquer l’accès, je caresse l’idée de faire grève), à la place, je lis.

Ces temps-ci j’ai déterré un vieux bouquin de Paul Auster que j’avais acheté en V.O. quand j’étais au lycée, je l’ai relu, je l’ai aimé, alors j’en ai acheté d’autres. Si vous voulez vous mettre à lire en anglais, je vous conseille Paul Auster, c’est très facile et passionnant. En plus ce type a lu Lacan, mais il n’est pas chiant pour autant.

Bref, l’autre jour je traînais encore à la fnac et je regardais ce qu’il y avait dans leur rayon livres en anglais — pas grand-chose — et j’ai choisi True tales of american life parce qu’il y avait marqué Paul Auster en gros dessus. Mais ce n’est pas écrit par Paul Auster. Voici l’histoire de ce livre : un jour, un animateur radio qui interviewe Auster lui propose de venir une fois par mois raconter des histoires à l’antenne. Auster, il n’a pas trop envie, mais il en parle à sa femme qui lui dit : « Demande aux gens d’envoyer leurs histoires et lis-les à l’antenne. » Ce qu’il fait, et il reçoit des centaines d’histoires. Il en a choisi 180 qui composent ce livre.

Les histoires sont classées par thèmes — amour, guerre, mort, rêves, objets… et racontent en peu de mots des événements, graves ou insignifiants, qui ont pris pour ceux qui les racontent un sens particulier. Il y en a qui racontent des coïncidences troublantes, des drames, des rencontres… et pour autant que je puisse en juger — je n’ai pas un niveau exceptionnel en anglais — elles sont toutes très bien écrites, dans des styles et des difficultés différents. Ce qui est étonnant, d’ailleurs, c’est que c’est souvent bien plus difficile à lire qu’Auster lui-même…

Si j’ai bien compris, ce livre n’a pas été traduit, et c’est bien dommage, ça m’aurait fait un cadeau à refourguer à pas mal d’anniversaires.