Cet été j’ai trouvé dans la bibliothèque de ma maman daronne un bouquin à la fois drôle, anglais, court et passionnant. Comme à mon habitude, j’ai ensuite cherché d’autres livres de cet auteur et il s’avère que bizarrement, ça ne court pas les rues.

Le livre s’appelle Le Club des métiers bizarres et l’auteur, c’est Gilbert Keith Chesterton. Alors moi, je ne connaissais pas G. K. Chesterton, et il semblerait que la plupart des libraires ne connaissent pas non plus, tant il est absent des rayonnages ; il y a au maximum un bouquin de lui à la fnac, alors que ce type en a écrit des dizaines.

Du coup, je m’étonne lorsque je lis sur la page Wikipedia de G. K. Chesterton qu’il « était un des plus importants écrivains anglais du début du XXe siècle ». Faudrait prévenir les libraires.

Brèfle, Le Club des métiers bizarres, c’est plusieurs récits qui commencent par un mystère et finissent par la découverte d’un nouveau métier bizarre. Ça ressemble à un roman policier, mené par deux personnages — le narrateur, plutôt observateur, et un vieil original — sauf qu’il n’y a pas de coupable, pas de crime d’ailleurs. Juste une expérience étrange qui s’explique par la découverte, à la fin de chaque histoire, de quelqu’un qui exerce une profession inédite, comme par exemple organisateur d’aventures ou faire-valoir dans les soirées mondaines.

C’est très drôle, très anglais, très facile à lire et extrêmement distrayant. Vous m’en direz des nouvelles.