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Mot-clé - 366 réels à prise rapide

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vendredi 9 mars 2012

Aujourd'hui debout dans.

Debout dans l’ascenseur, j’attends que les portes se referment. Dociles, elles ne tardent pas à le faire avec un petit « ding » distingué. Aussitôt je quitte mon air paisible de façade, je me tourne vers le miroir et avec anxiété je me vérifie.

Trois étages. J’approche mon visage de la glace pour voir si je n’ai pas l’air d’un clown avec mon maquillage, je tourne la tête de tous les côtés sans quitter mon image du regard, pour le scruter sous différents angles, le teint est OK mais j’ai des poches sous les yeux, il faut faire vite, deux étages, rouge à lèvres parfait, il me reste à montrer les dents pour voir si rien n’y est coincé, ne serais-je pas mieux avec les cheveux attachés ? Après avoir soupesé la question et évalué le temps qu’il me reste en une fraction de seconde, je sors un élastique et m’exécute, pas mal, un étage, le noir des yeux n’a pas coulé, plus le temps, je ne rentrerai pas mon t-shirt dans mon jean, quand même, ce rouge à lèvres, il est pas un peu too much ? Je suis pas trop vieille pour ce fuschia ?

Ding, la porte s’ouvre. L’air blasé, professionnel, je sors de l’ascenseur, qui, seul, aura été témoin de mes gesticulations.

lundi 5 mars 2012

Aujourd'hui pensée parasite.

Hier soir je twittais ça.

Depuis j’ai cette chanson dans la tête. Je crois qu’elle est là même quand je n’y fais pas attention, en musique de fond de mes pensées.

Je suis presque sûre qu’elle ne m’a même pas quittée tandis que je regardais le dernier épisode de The Good Wife (série que je vous recommande chaudement).

Quelle fidélité !

dimanche 4 mars 2012

Aujourd'hui oreilles.

J’aime l’entendre dans la pièce d’à côté. Il y a ce son caractéristique des compétitions de golf qu’il regarde sur son ordinateur, avec les voix, calmes, qui commentent en anglais ; parfois sa toux, le froissement de ses vêtements ou le léger raclement du fauteuil sur le sol tandis qu’il se lève, le bruit des pas sur le sol, puis celui du robinet, suivi d’un court silence pendant qu’il boit un verre d’eau. Un soupir, une exclamation parfois. Si c’est du rugby, comme aujourd’hui, des éclats de voix, des jurons, des coups sur le fauteuil.

Ou alors il cuisine, et alors ce sont les bruits de casseroles et de poêles, le claquement du couteau sur la planche, régulier, les chocs dans l’évier, l’eau qui coule encore, et souvent les cris de rage parce qu’il s’est brûlé ou qu’il a gâché sa recette. « Quel CON ! » Il est maladroit.

Je suis allongée sur le lit, avec un livre, mais aujourd’hui, dimanche, c’est différent des autres jours parce que même si on n’est pas l’un à côté de l’autre, même si on ne se parle pas, il est là, je l’entends, et sa présence change tout.

[366 réels à prise rapide.]

mercredi 29 février 2012

Aujourd'hui jour en trop.

De toute façon, la plupart des jours sont en trop en ce moment.

J’attends.

Mais aujourd’hui c’est un beau jour en trop. Les fenêtres ouvertes laissent entrer le soleil et le chant des oiseaux, l’extérieur est plein de promesses dont je repousse la réalisation en restant encore un peu à l’intérieur, comme si l’attente allait rendre encore meilleure la sortie sur la terrasse, au soleil, avec un bouquin.

Allez, j’y vais.

jeudi 23 février 2012

Aujourd'hui musique.

Aujourd’hui, silence. J’ai même réussi à demander à ma copine d’éteindre Fun Radio. Parfait.

Et puis, ce soir, au pub, et pour toujours dans ma tête : les Cranberries. #Ausecours

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