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Mot-clé - Blogologie

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mercredi 13 mars 2013

Prendre le temps

J’entre dans l’eau par la petite échelle. Je me dépêche de m’immerger car je sais que si je traîne en mouillant un orteil après l’autre, ça sera d’autant plus difficile. L’eau est toujours aussi froide, je ne comprends pas pourquoi ; sur le panneau qui indique alternativement l’heure et la température du bassin, on lit « 31° », mais je suppose qu’ils parlent en Fahrenheit ou je sais pas quoi.

Les premières brasses. J’ai froid, et mes jambes sont raides. J’ai l’impression qu’elles bougent à peine. Ça m’étonne presque d’avancer. Entre chaque brasse, je sors la tête de l’eau et je prends une rapide respiration ; je vais trop vite, mais bientôt, à mesure que mon corps se réchauffe et que mes jambes se détendent, mes mouvements se font plus fluides, plus calmes, plus lents.

J’y vais tranquillement. J’enchaîne les longueurs sans m’arrêter, ou le moins possible. Parfois, il y a trop de monde dans la ligne, ce qui m’oblige à m’arrêter au bout pour attendre que ça se dégage avant de repartir. Je n’aime pas ça, mais il faut bien partager.

Je compte. Les brasses, les mètres, j’en suis au quart, j’en suis à la moitié — de mon objectif — je ne suis pas fatiguée, je pourrais peut-être viser plus — du coup je n’en suis plus qu’au tiers.

Au bout d’un moment j’arrive à penser à autre chose, jusqu’à ce que mon attention soit rappelée à ce que je fais par quelque crawleur qui me dépasse en me foutant des coups de pied. Les crawleurs sont à la piscine ce que les 44 sont à la route : des chauffards. Ils avancent sans se soucier de qui se trouve sur leur passage, et surtout ils ne s’arrêtent pas, jamais. Quitte à foncer dans le tas. Je déteste les crawleurs.

Mais aujourd’hui il n’y a personne. Je peux donc penser en toute tranquillité à ce qui m’arrive en ce moment. Je profite de ma solitude.

Ça semble dérisoire, mais quand on y pense, quand est-ce qu’on prend vraiment le temps de penser ? Ça paraît tellement facile, évident, à portée de main, de se poser cinq minutes pour réfléchir, qu’on ne le fait jamais. C’est comme le yoga : prendre ne serait-ce que dix minutes, calmer ses pensées, tout en étirant son dos, mais vraiment, et ses jambes et tout son corps, c’est pas bien compliqué. Mais, en-dehors de mon cours hebdomadaire, je ne le fais jamais.

Je veux dire, en ce moment, je travaille une journée par semaine. J’ai du temps. Beaucoup. Et pourtant, il me faut un horaire, un espace délimité, défini, un autre lieu que mon appartement, pour réussir à faire ces deux choses toutes simples : penser, et m’occuper de mon corps.

Jardin Public de Bordeaux, novembre 2012

Une image zen pour coller au propos.


★★★★★★★★★★★★★★★★★★★

Sinon, parmi les choses que je prends le temps de faire en ce moment, il y a la cuisine. Comme je ne voulais pas transformer ce blog en blog de cuisine, j’ai ouvert yet another Tumblr de bouffe, que voici. (À propos, on pourrait trouver une traduction de « food » qui ne soit pas « nourriture » — ça fait moche et bizarre — ni « bouffe » — ça fait grossier ?)

Smoothie à la mangue

Une image de smoothie à la mangue qui est tout simplement une ambroisie, pour coller au propos.

vendredi 16 octobre 2009

Message de service

Bon, je vais faire comme si je n’avais pas remarqué que le seul commentaire pour mon billet — pourtant drôlatique — ci-dessous a été pour me dire que ledit billet fait « un bide de commentaires ».

J’aurais pu faire la gueule, ne plus poster, attendre qu’on me supplie de revenir, mais comme je suis clémente je n’en ferai rien ; donc, un post pour vous annoncer la migration de mon mircroblog fantastique, 33 décembre.

Comme vous me suivez partout, vous êtes déjà familiers de ce petit site qui rassemble des liens bien que j’ai glanés ici et là. Jusqu’ici, il était publié sous asaph, un programme qu’il est bien mais quasi inutilisable sous Free. Comme je m’en plaignais hier sur Twitter, Mitternacht m’a conseillé d’ouvrir un tumblr. Je ne connaissais pas ce nouvel outil résolument 2.0 (enfin, nouveau… c’est plutôt moi qui suis à la ramasse) et après un petit test me voilà convaincue.

Le nouveau 33 décembre est donc ici et il y a même du RSS ! Victoire.

Tiens, j’en profite pour dire que « L’Araignée sort du jardin », le moblog que personne ne regarde, va disparaître sous peu, Twitter proposant un service d’envoi de photos depuis les portables.

mardi 15 septembre 2009

Sans laisser d'adresse.

Mais que sont devenus Folie Privée, M. Caca, Antanagor Glouk, Abraham Kadabra, Pasfolle… ?

Les blogs, c’est un peu comme Urgences, au fur et à mesure des saisons on voit disparaître les personnages qu’on pensait inamovibles.

C’était l’analogie stupide du jour.

lundi 29 juin 2009

Y'a un écho

Hey ! Y’a quelqu’un ?

*silence*

Bon, je crois que je suis toute seule.

Hé, mais c’est cool, ça, je peux faire ce que je veux. Je peux me balader toute nue, dire des grossièretés, me curer le nez ; je peux mettre la musique à fond, fumer des pétards, péter ; manger en en mettant partout, tout casser, écrire sur les murs.

C’est toujours quand il n’y a plus personne sur les blogs que j’y suis le plus. Je suis une blogueuse hors-saison.

vendredi 26 juin 2009

Petite revue de blogs - attention ce post contient du Michael Jackson

Aujourd’hui je découvre dans mon agrégateur les différentes manières qu’ont les blogueurs de traiter LA nouvelle :

Finalement, il n’y a pas eu tant que ça d’articles de blogs, je trouve — à part les blogs de gossip qui comptent déjà environ 150 articles chacun, pour les moins prolifiques. Quand on allume la radio une demi-seconde, on s’aperçoit que ça aurait pu être bien pire sur les blogs. En tout cas ça m’amuse de voir comme les gens qui en parlent le font de manières complètement opposées.

En ce qui me concerne, je ne dirai qu’une chose : quand j’étais petite, j’étais amoureuse de Michael Jackson. Voilà, il fallait que ça sorte. Merci de votre attention.

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