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vendredi 15 mai 2009

Je bosse, mais j'oublie pas d'être drôle

 

Hahaha. Ha. Ha. *sigh*

lundi 23 mars 2009

Je bosse pas, je blogue

Ambiance étrange de fin d’études, où on tente de travailler assez pour être diplômé en juillet — sinon c’est octobre et c’est relou. Où on envoie son préavis de fin de contrat d’appartement en priant pour ne pas être obligé d’en trouver un autre en catastrophe pour cause d’échec. Où on pense déjà à son déménagement, quelle taille de camion, où trouve-t-on des cartons, que garder, donner, jeter ; va-t-on quitter cette ville et les sept ans passés sans regrets ? Où on pense à l’année prochaine, il va falloir trouver du boulot, on s’inscrit déjà sur le site de l’ANPE pour voir s’il y a beaucoup d’annonces dans sa future région et on flippe un peu parce qu’il n’y en a aucune, mais on est encore trop loin de tout ça pour vraiment avoir peur. Quels cartons va-t-on emporter dans le nouvel appart, que va-t-on laisser chez les parents, dans l’ancienne chambre qui sert maintenant de chambre d’amis-débarras.
Ambiance de fin d’année, où les beaux jours arrivent chargés de promesses et d’angoisse, c’est bientôt fini, ça va trop vite, j’aurai jamais le temps. Enfin les coups en terrasse, il n’y a plus personne pour m’y accompagner. On commence à faire le programme de l’été, le job d’étudiant une dernière fois pour payer les vacances, le premier vrai voyage à deux, le dernier été chez les parents…

On trouve quand même le temps de mettre à jour une galerie de papiers peints moches augmentée des dons d’une copine qui a une grand-mère aux goûts assurés.

jeudi 18 décembre 2008

J'ai failli faire un jeu de mots très pourri en titre mais je me retiens

Qu’y a-t-il de pire qu’un enseignant d’université qui fait des fautes d’orthographe ?


Une prof de Rorschach qui fait une faute au mot « tache ».

jeudi 23 octobre 2008

J'en ai appris des choses en tant d'années

Jeune étudiant en psychologie, voici l’indispensable guide qui t’aidera à répondre à une question cruciale : quels cours sécher ?

Évidemment, si tu te destines à la psychologie sociale, à la neuropsychologie ou même, soyons sectaire jusqu’au bout, à la psychologie du développement, hors de ma vue ; je ne parle qu’aux futurs psychopathologues, les vrais, les purs, l’élite de nos universités, ceux qui vénèrent Lacan et conspuent Piaget, ceux qui s’agenouillent devant Freud et qui crachent sur la tombe de [insérez ici le nom de n’importe quel chien de comportementaliste].

Après de nombreuses années d’observation, je suis en mesure de vous livrer un ensemble exhaustif des tableaux cliniques que vous rencontrerez chez vos profs, selon leur orientation théorique :

  • le psychiatre est ennuyeux, obsessionnel et, si possible, moustachu. Il dicte tout son cours d’un ton monocorde. Vous pouvez vous passer d’aller l’écouter, surtout si vous disposez du cours d’une de vos copines qui y a eu droit l’année dernière ; cela vous fera gagner de précieuses heures de votre vie (traduisez : vous pourrez aller boire des coups). Si le psychiatre est aussi psychanalyste, tout n’est pas perdu : cf. plus bas.

    Exemple :

    « I. Clinique… des troubles… névrotiques… de l’enfant.

      a) La… névrose… d’angoisse.

        1. Chez… un sujet… en état… de veille.

          1.1. Chez l’enfant… très jeune. »

  • Dans la même veine, le prof de psychologie générale, et le prof d’apprentissage de la lecture ou d’acquisition du langage ou toutes ces horreurs développementales, sont des genres de Détraqueurs : ils vous enlèvent toute envie de vivre, évitez-les (débrouillez-vous pour vous procurer le PowerPoint de leur cours, sur lequel ils mettent TOUT le contenu du cours, ce qui est complètement idiot mais bien pratique quand on n’y a pas mis les pieds de l’année).

    Exemple : j’en ai pas, j’y vais jamais.

  • Le prof de psychologie différentielle (de tests, quoi) est stupide. Toujours. Il n’a aucun sens clinique, car il est stupide, et compense avec l’utilisation intensive de tests (facile, croit-il, il suffit de lire les résultats) au point qu’il finit par ne plus faire que ça (en même temps, ça paye bien, pourquoi se priver). Pour faire croire qu’il a une culture analytique, il fait des interprétations à l’emporte-pièce (« Kevin a fait son dessin en haut de la feuille, or ça peut nous rappeler le toit des maisons, dans les dessins d’enfants le toit de la maison c’est le père, alors ici on peut dire qu’il se place sous la protection du père » — Je vous jure que c’est authentique.) Cela dit, ne séchez pas les cours de tests, parce que c’est important. Subissez héroïquement.

    Exemple (presque pas fictif) : « Alors, d’après cette présentation clinique, qu’est-ce qu’on peut proposer comme solution personnalisée à Allan ? Oui, un Q.I. Et on va aussi lui faire passer une épreuve projective. …Oui ? …Oui, comme pour Marjorie, Christophe, Théo et Léa ; qu’est-ce que vous voulez dire par là ? (sourire crispé de lapin) »

  • Le psychanalyste est passionnant (forcément). Il fait son cours sans plan et sans papier, en totale improvisation, et le parsème de traits d’esprit et de piques brillantes dirigées vers les Québécois en général et les comportementalistes en particulier ; il est méprisant et arrogant, mais il peut se le permettre, ce qui, vous en conviendrez, est assez rare.

    Exemple : « L’Autre est convoqué dans les actes violents, y compris dans ceux dirigés vers la personne propre ; mais qui est cet Autre ? On s’attachera cette année à dégager une figure de l’Autre – je me trouve vachement brillant, aujourd’hui – je vous ai parlé des Québécois ? »

Si avec ça, vous vous en sortez pas, je peux plus rien pour vous.

mardi 14 octobre 2008

C'est la rentrée

Aujourd’hui, c’est la rentrée. Je débarque dans mon institut et découvre les nouveaux visages. Tous mes potes sont diplômés, je ne connais personne. J’ai l’impression d’être retournée en seconde, dans mon nouveau lycée. Je suis nouvelle dans une fac que je fréquente pour la septième année. C’est une façon comme une autre d’entamer une année qui s’annonce difficile sur tous les plans.

Je m’asseois à côté de cette fille, que je connais de vue parce qu’elle est dans ma promo depuis le début. Tiens, elle aussi a pris un an de plus que les autres pour en arriver là. Elle était l’objet de gentilles moqueries à propos de sa coupe de cheveux, on l’appelait Jeanne d’Arc ; je me demande si elle le sait. Je ne connais personne, elle non plus, mais je ne vais quand même pas commencer à lui parler au bout de six ans sous prétexte qu’on est seules toutes les deux et qu’elle a changé de coiffure.

C’est la reprise. Le directeur nous fait rire, il fait son show, il balance sur tout le monde — les Québécois, les diplômés qui ne trouvent pas de travail, les comportementalistes. On le connaît, il aime bien ça. Nous aussi. On le retrouve cet après-midi pour le premier cours: c’est parti.

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