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vendredi 2 novembre 2012

Tout doucement.

Oh là là, il s’en est passé des choses ! D’abord, j’ai regardé par la fenêtre le printemps arriver, et je suis sortie sur la terrasse pour faire mes semis et regarder pousser — ou ne pas pousser, la nature est capricieuse — les petites pointes vert tendre. Ensuite je suis partie à New York, j’ai un peu eu les larmes aux yeux en découvrant, depuis l’avion, cette terre que je savais depuis toujours être là sans avoir jamais posé le pied ni les yeux dessus ; j’ai rencontré, découvert, pris de mauvaises photos de, goûté, senti choses et gens. Après, je crois que c’était après, mais ça n’a rien à voir, j’ai compris que je voulais partir de Bordeaux, et d’ailleurs je me rappelle l’avoir dit à Kozlika et Franck cette fois où leur tour de France a croisé mon chemin. Entre-temps (pardon pour la précision, mais bon, dans la vie, les moments se suivent, se chevauchent, d’entremêlent, se rétroactivent), j’ai trouvé un travail et ça m’a sorti la tête de l’eau. Puis l’été est arrivé, j’ai cueilli des fraises sur la terrasse et des cerises chez So, j’ai humé les roses, j’ai passé de belles vacances à voir des êtres chers, Vlad et moi avons décidé de nous marier, l’été est reparti si vite et maintenant me voilà assise dans le fauteuil de ma grand-mère, chez moi, à regarder l’hiver arriver et la pluie mouiller les vitres. Le thé fume, la bruyère sur le rebord de la fenêtre a remplacé les petites salades.

Tout est bien.



New York - Saint Pabu

jeudi 19 janvier 2012

En cherchant Moustache

Je me balade dans le quartier pour chercher mon chat, j’espère toujours le croiser à un coin de rue. Je m’imagine qu’il est redevenu sauvage et qu’il règne sur son territoire, craint de tous les autres matous, et que je le verrai assis sur un mur, impérial, une balafre lui traversant le visage. Parfois je me le figure même avec un cache-œil, ce qui ne l’empêche pas de me regarder de haut.

Dans ces rues que je n’ai pas l’habitude de parcourir, car rien ne m’y mène habituellement, il y a des petites choses qui attirent mon attention.




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canapé abandonné

En repassant devant ce canapé abandonné hier soir, j’ai vu un très beau chat se faire les griffes dessus. Mais ce n’était pas le mien.

vendredi 15 juillet 2011

Faire-part de chat

L’autre jour j’ai reçu un texto un brin ironique de mon père, qui continue visiblement à lire mon blog malgré mes menaces :


 texto_dad.JPG

Donc voilà, je réponds.



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(Un chaton dans un pot de fleurs. J’ai posté un putain de chaton dans un pot de fleurs. #facepalm)

dimanche 13 mars 2011

Déceptions photographiques

Il y a longtemps j’ai reçu de mon père un très vieux reflex argentique, qui avait appartenu à mon grand-père.



Je me suis bien amusée avec et j’ai fait de belles photos, grandement aidée par la qualité de l’appareil. Je faisais tous mes réglages manuellement, appareil préhistorique oblige.

Récemment Vlad m’a offert un Lomo ActionSampler, et on s’amuse bien avec aussi.



Le cadrage se fait dans un rectangle en plastique. Autant dire que les photos obtenues sont imprécises, mal cadrées, floues aussi souvent ; les quatre objectifs ne donnent pas tout à fait les mêmes couleurs. mais finalement c’est justement ce côté un peu loupé, très amateur, que j’aime.




Bref, en ce moment je suis assez argentique (comme Luckyslug, tiens). Seulement je suis très déçue des tirages.

Il y a quelques mois, dans un moment d’égarement, j’ai fait développer mes photos à la fnac. Le résultat obtenu était absolument dégueulasse. On aurait dit que j’avais pris mes photos avec un vieux numérique des années 90, alors qu’elles avaient été faites avec mon reflex, dont je connais bien le rendu.

Je suis allée me plaindre au guichet, disant qu’il y avait manifestement eu numérisation de mes clichés à un moment donné (je ne savais pas encore que c’était devenu la règle). On m’a assuré que non (mensonge éhonté, donc, puisqu’il s’avère que maintenant tout le monde fait comme ça).

La fois suivante, je suis allée dans la boutique d’un photographe. Même résultat, un peu moins ignoble mais quand même un rendu numérique (c’est difficile à décrire, ce rendu, mais pour vous faire une idée, ça ressemble à ce qu’on obtient dans les nouveaux Photomatons, vous voyez ?).

En cherchant un peu je me suis aperçue que maintenant, le procédé de tirage utilisé par tout le monde, petits photographes y compris, inclut une numérisation du négatif avant impression (en gros on ne met plus le négatif dans un agrandisseur comme avant, on développe le négatif, on le scanne puis on imprime). D’où le rendu de mes photos qui n’a plus rien à voir avec ce que j’obtenais quand je mitraillais mes amis au lycée.

Je suppose qu’avec ce procédé, on peut avoir de la très bonne qualité aussi, mais j’attends d’en avoir la preuve. En tout cas, je vais tester une dernière boutique, mais si je n’arrive pas à retrouver la belle qualité de mes photos d’avant, je serai obligée de remiser mon reflex au placard.





(Moi qui comptais m’acheter un Diana.)

jeudi 6 janvier 2011

Face à la mer

Décembre 2010.


En retournant dans le Finistère pour les vacances, j’apprends à aimer ce coin où je suis née. Et je découvre des choses devant lesquelles je suis pourtant passée un milliard de fois.

En n’y vivant plus, je me rends aussi compte à quel point cette ville est un vrai gâchis, avec ses zones commerciales immondes qui poussent comme des champignons en périphérie tandis que le centre-ville meurt, avec ses parkings en bord de mer, ses belles maisons détruites pour construire des immeubles, et ça me donne la nausée rien que d’y penser, tiens. 

Heureusement qu’on peut tourner le dos à tout ça pour regarder la mer.

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