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Mot-clé - Musique

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samedi 10 janvier 2015

■ Les mots de tous les jours : Instrument ■

Prendre une inspiration, placer le bec, l'anche ou l'embouchure dans ou sur les lèvres, et déformer celles-ci de façon que le son, quand on souffle, sorte, et si possible soit beau ; tenir l'instrument dans le bon angle, faire courir ses doigts sur les clefs ou les trous, dans le bon ordre, au bon rythme, sans se tromper, sans que les doigts s'emmêlent ni ne trébuchent, sans que l'équilibre de l'instrument entre les mains soit perdu, ce qui demande un engagement du corps tout entier.

Saisir son archet entre ses doigts, prendre le manche et poser ses doigts sur les cordes, appuyer sur les touches, fort, doucement, se pencher, caresser le bois, le taper, s'époumoner ou murmurer, tenir dans le creux de la paume un morceau de métal froid, puis tiède, jouer une mesure, recommencer, jusqu'à ce que ça sonne juste.

Déchiffrer, griffonner, scotcher les feuilles, se prendre la tête entre les mains.

Se bander les mains. Se laisser pousser un ongle. Se masser le poignet avec du baume du Tigre. Faire des exercices pour soulager son dos, sa nuque, ses épaules. S'acheter des lunettes.

C'est ainsi qu'un morceau de bois, de cuivre ou d'un autre métal, d'ivoire, de plastique, ou de tout cela à la fois, c'est ainsi qu'un instrument vient dicter sa conduite à un corps, l'ordonner, lui donner un cadre, le tyranniser parfois, mais aussi lui permettre de se mouvoir, de respirer, de se balancer, de se déhancher, bref de danser.

Je n'arrive pas à trouver celui qui me complétera. Je cherche, je cherche mon prochain partenaire de danse.

[Et dans ces temps de terreur, je souhaite le trouver vite, afin de participer à un effort dérisoire, celui de faire naître un son, de le faire enfler, enfler, gonfler, exploser, contre les ténèbres.]

lundi 5 mars 2012

Aujourd'hui pensée parasite.

Hier soir je twittais ça.

Depuis j’ai cette chanson dans la tête. Je crois qu’elle est là même quand je n’y fais pas attention, en musique de fond de mes pensées.

Je suis presque sûre qu’elle ne m’a même pas quittée tandis que je regardais le dernier épisode de The Good Wife (série que je vous recommande chaudement).

Quelle fidélité !

jeudi 23 février 2012

Aujourd'hui musique.

Aujourd’hui, silence. J’ai même réussi à demander à ma copine d’éteindre Fun Radio. Parfait.

Et puis, ce soir, au pub, et pour toujours dans ma tête : les Cranberries. #Ausecours

dimanche 2 novembre 2008

Je... argh

Une soirée de presque-trentenaires. Une batterie et deux Fender trônent au milieu du salon. J’ai entendu dire qu’un des invités était une superstar à la guitare, j’ai hâte d’entendre ça ; ils vont nous servir du bon tube des années 70 avec des solos interminables.

Justement, les premiers accords résonnent, on s’installe, on encourage. Je reconnais l’intro.

Téléphone, Un autre monde. Mais pourquoi Jean-Louis Aubert existe-t-il ? Pourquoi ? POURQUOI ?

dimanche 17 août 2008

Retour, départ

J’avais oublié l’odeur écœurante de la foule des festivals, la magie des mises en scène, le goût de la bière frelatée ; le bruit de la pluie sur la tente, le café dégueulasse, la galette-saucisse ; les fous déguisés, la bonne humeur, les hurlements, les minettes sur-lookées à la mode Inrocks.

Il y avait des montgolfières, un type avec une salade sur la tête, un autre qui tapait dans ses mains à contre-temps ; je crois qu’il a compris que je souriais à cause de lui.

J’ai revu The Notwist, évidemment géniaux, j’ai découvert sur scène Sigur Rós, fascinants, grandioses, surprenants. J’ai entendu d’autres choses aussi, à réécouter pour savoir ce que j’en pense vraiment.


Bref, j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi bordel je me réveille depuis avec Natasha Saint-Pier dans la tête.

Je me casse en stage, adios !

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