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Mot-clé - N importe quoi

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jeudi 11 février 2010

Dans le courrier d'aujourd'hui

Je ne crois pas l’avoir dit ici, mais mes followers Twitter en ont bavé : pendant les vacances de Noël on s’est fait cambrioler. Et avec Vlad, le premier instant de rage passé (mon disque dur externe a disparu), on a vite compris que notre voleur, soit il a douze ans, soit il est simplet (on soupçonne le voisin. Non, il n’a pas douze ans). Parce qu’à part mon disque dur, presque rien n’avait disparu, alors qu’on avait des chéquiers, une coupe magnifique, un caisson de basses, un club de golf flambant neuf… Par contre il a pris du tabac, des capotes, les DVD de Star Wars et du Parrain (non mais il allait pas prendre le coffret Godard, vous pensez bien)… et enfin ça. Parce que Vlad, il y a longtemps, gardait les pièces de centimes qui encombraient son portefeuille dans un pot à crayons. Ce pot, on ne savait pas trop quoi en faire et il traînait dans la cuisine. Et le pot a disparu. Notre voleur est donc maintenant riche de deux euros environ. On en rit encore.
Donc vous comprenez pourquoi les profilers que nous sommes ont conclu que le criminel est soit un adolescent, soit un déficient intellectuel (autrement appelés respectivement « branleur » et « gros abruti »).

Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui j’ai reçu une mystérieuse lettre presque anonyme, et qu’après avoir soigneusement recollé les lettres qui s’étaient fait la malle, j’ai pu lire ça :

Bon, heureusement qu’il a pris soin de préciser son identité en bas de la lettre pour me rassurer, hein. Des fois que le nom de l’expéditeur au dos de l’enveloppe aurait pas suffi.

Avec la lettre, il y avait dans l’enveloppe un Malabar.

Donc voici où je veux en venir : IL EST OÙ LE PUTAIN DE SECOND MALABAR ?

mercredi 2 décembre 2009

Typologie de l'analyste lacanien

Premier jour de secte. On reconnaît tout de suite l’analyste qui entre dans la salle : à sa haute taille, à son long manteau noir, à sa pochette en cuir et à ses lunettes d’écaille. Et surtout au fait qu’il gratte toute la file.

Air grave, presque hautain, ses traits fins sont figés dans une expression de froideur : en un mot comme en cent, il fait la gueule. Son regard perçant parcourt la salle, semble enregistrer chaque détail, chaque visage inconnu. On a envie de se planquer pour pas qu’il nous remarque, car c’est sûr, sitôt qu’il aura posé le regard sur nous, il saura tout de notre névrose carabinée.

Alors il s’installe derrière la grande table, recouverte d’une nappe blanche sur laquelle repose un panneau brodé d’une bande de Mœbius. Le silence se fait. On attend. Il nous regarde toujours sans rien dire.
Après un silence angoissant (va-t-il pointer son index vers moi et me demander, d’une voix de stentor, « définissez le grand Autre » ?), il prend enfin la parole.

Un demi-sourire s’esquisse sur ses lèvres et il lâche entre ses dents : « Vous connaissez celle du fou qui se prenait pour un grain de maïs ? »

dimanche 29 novembre 2009

Coming out

Il est temps de mettre fin à un énorme mensonge.

Je sais, on ne m’a rien demandé, ils ne m’ont rien demandé, mais je souffre de les voir se taire, chacun pensant dans son coin qu’il est le seul, s’imaginant que s’il était démasqué, il serait la risée de tous les autres. Ce serait sans doute le cas, du reste : pour ne pas avouer au monde qu’il est dans le même cas, chacun pointerait le fautif du doigt, rongé à l’intérieur par une double culpabilité, celle de condamner son semblable venant s’ajouter à celle se se croire, lui aussi, déviant, diminué.

Alors que si tous se levaient comme un seul homme et clamaient la vérité, fièrement dressés sous le soleil comme des samouraïs, personne ne viendrait remettre en cause leur virilité et un ordre nouveau naîtrait dans la liesse et la bière.

Hommes, saisissez la main que je vous tends. D’une seule voix, annoncez au monde ce que vous pensiez être une faiblesse, et transformez-la en force.

Il est temps d’avouer : combien d’entre vous font-ils pipi assis ?

samedi 17 octobre 2009

Internet, un monde de diversité (et de pénis en tricot)




vendredi 4 septembre 2009

(...)

« T’as fait quoi, aujourd’hui ? »

« J’ai démêlé ma plante. »

Comme vous l’aurez compris, je suis au chômage.

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